Ca y est, je suis plutôt à la normale, peut-être légèrement en dessous.
Moral bon, malgré un certain stress au boulot.
Pas d'angoisse, juste une préoccupation en tâche de fond.
Pas de créativité délirante non-plus.
Quelques ratages au niveau cognitif, mais rien de grave.
Du coup, rétrospectivement, j'étais un peu up juste avant le post précédent.
Ca se voit toujours a posteriori.
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2009/10/03
Retour à la normale
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2009/06/18
Pression
C'est assez paradoxal, mais malgré une pression extraordinaire côté vie pro et vie perso, je tiens le choc au niveau humeur. Un peu confus peut-être, l'esprit pas totalement libre (préoccupations en toile de fond), mais à part ça, pas de crise. S'il y a une relation de causalité entre le stress et les crises, elle est subtile. Ou peut-être que, une fois ces problèmes terminés (en bien ou en mal), il y aura un retour de bâton ? Mes crises d'hypomanie ont quand même été corrélées avec du stress pro ou perso. Que faire ? Essayer de limiter la casse tant que la machine tient, et lever le pied en cas de sur-régime ou de sous-régime, quitte à accepter de perdre, soit mon boulot, soit mon couple. Pas très réjouissant tout ça, mais le moral est meilleur.
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2009/05/16
Le brouillard
Je crois que c'est l'expression qui caractérise le plus ce qui m'est tombé dessus depuis 2005, et dont l'intensité fluctue. Concentration, investissement personnel, passage de l'idée à la décision et de la décision à l'action, tout est freiné. Plus ca va mal, plus le brouillard s'épaissit, plus ca va mal. Parfois il se dissipe presque, j'y vois clair, je sais ce que je veux, j'agis. Ca ne dure pas toujours malheureusement. Est-ce les médicaments ? la bipolarité ? En tout cas c'est une donnée. Et comme par hasard, plus je suis soumis à un stress important (conflit, soucis professionnels, ...), plus c'est épais.
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2009/05/04
Etat des lieux (2)
Petit addendum à l'état des lieux :
- je percois maintenant les "alertes" qui sont le début du processus de prise d'initiative, mais ne les prends pas encore en compte. Il faut que je me fasse violence pour les noter sur le champ pour pouvoir les intégrer à ma liste de tâches.
- il y a du mieux sur la prise de notes en réunion mais ce n'est pas encore ça.
- il y a du mieux sur l'investissement/la concentration. J'arrive à lire un magazine moyennement intéressant sans m'interrompre au bout de deux pages.
- léger retour du tremblement, temporaire apparemment.
- je continue à faire des "fumbles" (erreurs ? maladresses ?) en période plutôt down, ce que D. détecte inconsciemment. Il passe alors son temps à me faire des reproches, ce qui m'enfonce un peu plus. Je ne lui en veux pas. C'est mécanique.
- toujours pas de psychothérapie, je ne sais pas ce que j'attends. Peut-être un peu peur d'être destabilisé, remué, et que cela ne déclenche quelquec chose
- le stress pro croît (mais il y a des raisons pro à cela), du coup recours à nouveau au Xanax pour dormir. Pas trop d'effet secondaire le lendemain.
J'y vois un mieux.
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2009/05/02
Fausses idées
Un post un peu "réac" une fois n'est pas coutume :
Quelques fausses idées sur lesquelles j'essaie, difficilement, de revenir :
- Utiliser le Xanax le soir chaque fois que l'on est trop stressé ne résoud pas le problème qui cause le stress. Ca prive du stress dans son rôle de moteur pour l'action. C'est le début de la fuite. Petit bémol: être paralysé par l'angoisse ne sert à rien
- On dit qu'en cas de dépression il ne faut pas hésiter à lever le pieds. Le problème c'est que cela revient à renoncer au principe selon lequel on doit s'investir à fond dans ce que l'on fait tout le temps. Une fois la dépression partie, on est tenté de continuer à lever le pied.
- Si ca va trop mal, je ferai une depression et je serai arrêté. Cette échapatoire empêche de se mobiliser.
- Ce n'est pas parce que, suite à la maladie ou à un fond dépressif, on a des problèmes relationnels que l'on est dispensé de trouver des solutions de contournement à moyen terme pour que le travail avance quand même.
- L'usage (très soft par ailleurs) d'un neuroleptique comme le Zyprexa n'explique pas toutes les lacunes. Le manque de rigueur, de recul, de professionnalisme sont d'autres explications plausibles.
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2009/04/05
Une semaine infernale
Je viens de passer une semaine assez infernale.
Le boulot qui déborde de plus en plus, le retard qui se fait de plus en plus criant.
Au niveau stress, ca allait.
Au niveau sommeil, ca allait.
Au niveau organisation, productivité, c'était pas ça.
Beaucoup trop de temps perdu, ne va pas à l'essentiel.
Début de manie ?
Je me suis rendu compte que j'avais oublié de prendre mes médicaments un soir.
Je pense que c'est lié.
Même si le boulot va plutôt mal.
Bizarrement, ce week-end, l'esprit assez libre. Nous avions de la visite.
Tout semble aller mieux.
Nous verrons bien.
Le boulot qui déborde de plus en plus, le retard qui se fait de plus en plus criant.
Au niveau stress, ca allait.
Au niveau sommeil, ca allait.
Au niveau organisation, productivité, c'était pas ça.
Beaucoup trop de temps perdu, ne va pas à l'essentiel.
Début de manie ?
Je me suis rendu compte que j'avais oublié de prendre mes médicaments un soir.
Je pense que c'est lié.
Même si le boulot va plutôt mal.
Bizarrement, ce week-end, l'esprit assez libre. Nous avions de la visite.
Tout semble aller mieux.
Nous verrons bien.
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Diminuer le Zyprexa ?
Chaque jour je repousse les limites. Stress que j'arrive à tenir, confrontations progressives... Bien sur tout n'est pas rose, parfois je régresse (évitement, procrastination, ...)
[...]
On envisage très sérieusement de couper le Zyprexa (pour ne rester qu'au Lithium). Est-ce que je ne mets pas trop d'espoir dans cette perspective ? Est-ce que d'arrêter un traitement aussi faible (la moitié de la plus petite dose) va cahnger vraiment la donne ? Je serai peut-être un poil plus vif, mais les problèmes de fond resteront les mêmes : prise en charge non assumée, anticipation nulle, etc...
D'un autre côté, y a pas de raison. Après la crise de 2000, uniquement sous lithium, j'avais retrouvé, après quelques mois, l'usage de mes capacités. J'étais chiant, stressé, mais "normal".
On laissera juste passer le printemps : car mes crises ont à chaque fois commencé au printemps.
[...]
On envisage très sérieusement de couper le Zyprexa (pour ne rester qu'au Lithium). Est-ce que je ne mets pas trop d'espoir dans cette perspective ? Est-ce que d'arrêter un traitement aussi faible (la moitié de la plus petite dose) va cahnger vraiment la donne ? Je serai peut-être un poil plus vif, mais les problèmes de fond resteront les mêmes : prise en charge non assumée, anticipation nulle, etc...
D'un autre côté, y a pas de raison. Après la crise de 2000, uniquement sous lithium, j'avais retrouvé, après quelques mois, l'usage de mes capacités. J'étais chiant, stressé, mais "normal".
On laissera juste passer le printemps : car mes crises ont à chaque fois commencé au printemps.
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2008/08/29
La bouteille
La bouteille est-elle à moitié vide ou à moitié pleine ? En période de dépression ou de stress, j'ai pu constater, objectivement, que mon interprétation rationelle d'une liste des tâches variait suivant mon humeur (au sens médical). Si je suis d'humeur positive, je conclus "il y a du boulot, mais il n'y a pas le feu au lac". Si je suis d'humeur négative, je conclus "on s'en sortira jamais, on va droit dans le mur". Tout ça en regardant le même document, dans les mêmes conditions. La réalité vraie est entre les deux, bien sûr, mais c'est assez vertigineux de voir à quel point mon analyse change, uniquement suivant mon humeur.
2008/08/04
Bipolarité et travail
Quand on a comme moi tendance à l'anxiété, à monter en épingle les préoccupations professionnelles, on pourrait croire qu'il vaudrait mieux éviter les boulots trop stressants. Malheureusement, pour maintenir mon revenu, il faut un minimum de stress. Par ailleurs, à trop baisser la barre, je pense que je me replierais sur moi. Il faut faire un effort pour se raisonner, et pour ce faire, il faut être sollicité, mis à l'épreuve, un minimum. Tout est affaire de dosage.
Idem pour l'aspect manie. Par exemple, si je participe à beaucoup de réunions, j'ai tendance à sentir l'excitation monter. A moi de me mettre en retrait, de faire retomber la vapeur.
Après, il y a un autre aspect à la question . Même si je suis bipolaire, j'estime avoir le droit de travailler. Mais n'est-ce pas léser mon employeur, avec tous les problèmes annexes qui m'occupent l'esprit et m'empêchent de me concentrer sur l'essentiel, i.e. le travail ?
Idem pour l'aspect manie. Par exemple, si je participe à beaucoup de réunions, j'ai tendance à sentir l'excitation monter. A moi de me mettre en retrait, de faire retomber la vapeur.
Après, il y a un autre aspect à la question . Même si je suis bipolaire, j'estime avoir le droit de travailler. Mais n'est-ce pas léser mon employeur, avec tous les problèmes annexes qui m'occupent l'esprit et m'empêchent de me concentrer sur l'essentiel, i.e. le travail ?
2008/07/24
Procrastination
Cette tendance à la procrastination est apparue chez moi lors de ma dépression en 2005 (entre deux épisodes d'hypo-manie). Je fais une liste de choses à faire pour le boulot, et rien n'avance. Le temps passe. L'urgence augmente. Rien n'avance, ou si peu.
En 2005, cela pouvait s'expliquer (je traversais une période d'anxiété du à un stress intense). Depuis, est-ce le zyprexa ?, je souffre moins du stress.
Je ne crois plus que cela soit le stress qui me paralyse. Il y a quelque chose dans le rapport au temps, dans l'auto-organisation. Quelque chose dans le rapport au travail (est-ce que je le prends au serieux, est-ce que j'arrive à me concentrer pour me projeter dans les contraintes professionnelles, est-ce que je suis comme par le passé sensible aux alertes que mon bon sens lançait quand une échéance se rapproche). Je cherche. Il y a aussi peut-être un niveau d'exigence trop élevé (je m'impose un niveau trop haut, donc je ne l'atteint pas, donc je suis démotivé). Ou bien un manque de confiance en moi, une peur du jugement des collègues. Bref, c'est une prévision qui cause sa réalisation : j'anticipe l'échec, créant ainsi les conditions l'échec.
Il y aurait une autre piste, qui est que ce travail me plait assez peu. Cela expliquerait un manque de motivation et mon peu d'empressement.
Comment savoir ?
En 2005, cela pouvait s'expliquer (je traversais une période d'anxiété du à un stress intense). Depuis, est-ce le zyprexa ?, je souffre moins du stress.
Je ne crois plus que cela soit le stress qui me paralyse. Il y a quelque chose dans le rapport au temps, dans l'auto-organisation. Quelque chose dans le rapport au travail (est-ce que je le prends au serieux, est-ce que j'arrive à me concentrer pour me projeter dans les contraintes professionnelles, est-ce que je suis comme par le passé sensible aux alertes que mon bon sens lançait quand une échéance se rapproche). Je cherche. Il y a aussi peut-être un niveau d'exigence trop élevé (je m'impose un niveau trop haut, donc je ne l'atteint pas, donc je suis démotivé). Ou bien un manque de confiance en moi, une peur du jugement des collègues. Bref, c'est une prévision qui cause sa réalisation : j'anticipe l'échec, créant ainsi les conditions l'échec.
Il y aurait une autre piste, qui est que ce travail me plait assez peu. Cela expliquerait un manque de motivation et mon peu d'empressement.
Comment savoir ?
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