Quand on a comme moi tendance à l'anxiété, à monter en épingle les préoccupations professionnelles, on pourrait croire qu'il vaudrait mieux éviter les boulots trop stressants. Malheureusement, pour maintenir mon revenu, il faut un minimum de stress. Par ailleurs, à trop baisser la barre, je pense que je me replierais sur moi. Il faut faire un effort pour se raisonner, et pour ce faire, il faut être sollicité, mis à l'épreuve, un minimum. Tout est affaire de dosage.
Idem pour l'aspect manie. Par exemple, si je participe à beaucoup de réunions, j'ai tendance à sentir l'excitation monter. A moi de me mettre en retrait, de faire retomber la vapeur.
Après, il y a un autre aspect à la question . Même si je suis bipolaire, j'estime avoir le droit de travailler. Mais n'est-ce pas léser mon employeur, avec tous les problèmes annexes qui m'occupent l'esprit et m'empêchent de me concentrer sur l'essentiel, i.e. le travail ?
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2008/08/04
2008/07/24
Procrastination
Cette tendance à la procrastination est apparue chez moi lors de ma dépression en 2005 (entre deux épisodes d'hypo-manie). Je fais une liste de choses à faire pour le boulot, et rien n'avance. Le temps passe. L'urgence augmente. Rien n'avance, ou si peu.
En 2005, cela pouvait s'expliquer (je traversais une période d'anxiété du à un stress intense). Depuis, est-ce le zyprexa ?, je souffre moins du stress.
Je ne crois plus que cela soit le stress qui me paralyse. Il y a quelque chose dans le rapport au temps, dans l'auto-organisation. Quelque chose dans le rapport au travail (est-ce que je le prends au serieux, est-ce que j'arrive à me concentrer pour me projeter dans les contraintes professionnelles, est-ce que je suis comme par le passé sensible aux alertes que mon bon sens lançait quand une échéance se rapproche). Je cherche. Il y a aussi peut-être un niveau d'exigence trop élevé (je m'impose un niveau trop haut, donc je ne l'atteint pas, donc je suis démotivé). Ou bien un manque de confiance en moi, une peur du jugement des collègues. Bref, c'est une prévision qui cause sa réalisation : j'anticipe l'échec, créant ainsi les conditions l'échec.
Il y aurait une autre piste, qui est que ce travail me plait assez peu. Cela expliquerait un manque de motivation et mon peu d'empressement.
Comment savoir ?
En 2005, cela pouvait s'expliquer (je traversais une période d'anxiété du à un stress intense). Depuis, est-ce le zyprexa ?, je souffre moins du stress.
Je ne crois plus que cela soit le stress qui me paralyse. Il y a quelque chose dans le rapport au temps, dans l'auto-organisation. Quelque chose dans le rapport au travail (est-ce que je le prends au serieux, est-ce que j'arrive à me concentrer pour me projeter dans les contraintes professionnelles, est-ce que je suis comme par le passé sensible aux alertes que mon bon sens lançait quand une échéance se rapproche). Je cherche. Il y a aussi peut-être un niveau d'exigence trop élevé (je m'impose un niveau trop haut, donc je ne l'atteint pas, donc je suis démotivé). Ou bien un manque de confiance en moi, une peur du jugement des collègues. Bref, c'est une prévision qui cause sa réalisation : j'anticipe l'échec, créant ainsi les conditions l'échec.
Il y aurait une autre piste, qui est que ce travail me plait assez peu. Cela expliquerait un manque de motivation et mon peu d'empressement.
Comment savoir ?
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