Je pense que tout bipolaire doit vivre une transformation radicale, pour s'en sortir, un peu comme un coming out.
Il faut admettre la possibilité que l'on peut être, par moment, fou.
Il faut admettre la possibilité que l'on aie des humeurs, qui altèrent notre jugement et notre comportement.
Cela crée un traumatisme, que chacun vit à sa façon.
L'étape ultime étant d'être capable d'en parler à ses proches.
La résistance à l'idée de voir un psy, de prendre un traitement vient de là. Je ne veux pas voir de psy puisque je n'accepte pas l'idée que j'en aie besoin.
La mise en place de mécanisme de protection, d'auto-diagnostic, des techniques pour faire retomber l'excitation, ... repose aussi dessus.
Peut-être cela s'arrangera un jour, quand ce drame aura été suffisamment repris dans les documentaires, dans les fictions, quand il y aura une meilleure connaissance du sujet par les uns et les autres.
Je pense aussi que ceux qui traversent cela et finissent pas le dépasser ont un regard sur les choses transformé, enrichi. Une vision plus juste de ce qui est important et de ce qui ne l'est pas. Une plus grande empathie. Une plus grande modestie. Quelque chose en plus, une originalité.
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2010/07/26
Dépassement
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2009/09/06
Un petit mieux
Un petit mieux, sur le fond.
Je crois que c'est parti d'un rdv chez mon psychiatre.
Vous n'êtes pas dépressif, m'a-t'il dit.
Du coup, je prends une certaine distance avec mes inquiétudes, mes auto-diagnostic.
Et puis je réalise, à 37 ans, que je suis adulte.
Que mes réticences doivent être dépassées.
Que c'est ainsi.
Et cette évidence prend, un peu, forme.
Je crois que c'est parti d'un rdv chez mon psychiatre.
Vous n'êtes pas dépressif, m'a-t'il dit.
Du coup, je prends une certaine distance avec mes inquiétudes, mes auto-diagnostic.
Et puis je réalise, à 37 ans, que je suis adulte.
Que mes réticences doivent être dépassées.
Que c'est ainsi.
Et cette évidence prend, un peu, forme.
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