Je porte semble-t-il en moi une grande passivité, une inertie. Peut-être est-elle alourdie par le zyprexa. Quelle importance, au fond ? Ce qui importe c'est d'agir, de faire des gestes forts, de les faire reconnaître.
Je ne suis pas en dépression, même larvée, à ce que dit mon psy. Donc mes lacunes sont des lacunes, pas des symptomes.
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2009/08/02
Dark day
2009/07/11
Pour ce qui est du zyprexa, l'arrêt aura duré... une semaine. J'ai eu un samedi une espèce de plongée dépressive avec anticipation de tout ce qui m'attendait (séparation, perte d'emploi, perte du refuge parental, clodo, mort). Du coup j'ai arrêté l'expérience. Le timing était mauvais. Je reprendrai le test, mais plus tard.
Un choix difficile que j'ai du faire ce jour là aura été de dire à D. : stop, arrête de m'engueuler sur tout ce que je n'ai pas fait comme il faudrait. Je vais mal, je vais de plus en plus mal, tu m'enfonce. J'ai repoussé ce moment autant que j'ai pu, car j'étais persuadé que l'idée que je sois down le ferait fuir. Malheureusement, la douleur était trop grande. En l'occurrence, pour l'instant, il n'a pas fui. Il m'a toujours dit qu'il me quitterait si je faisais à nouveau une crise (de manie). Encourageant, non ?
Pour ce qui est du zyprexa, l'arrêt aura duré... une semaine. J'ai eu un samedi une espèce de plongée dépressive avec anticipation de tout ce qui m'attendait (séparation, perte d'emploi, perte du refuge parental, clodo, mort). Du coup j'ai arrêté l'expérience. Le timing était mauvais. Je reprendrai le test, mais plus tard.
Un choix difficile que j'ai du faire ce jour là aura été de dire à D. : stop, arrête de m'engueuler sur tout ce que je n'ai pas fait comme il faudrait. Je vais mal, je vais de plus en plus mal, tu m'enfonce. J'ai repoussé ce moment autant que j'ai pu, car j'étais persuadé que l'idée que je sois down le ferait fuir. Malheureusement, la douleur était trop grande. En l'occurrence, pour l'instant, il n'a pas fui. Il m'a toujours dit qu'il me quitterait si je faisais à nouveau une crise (de manie). Encourageant, non ?
2009/06/29
On résiste
C'est pas facile mais on résiste.
Malgré une pression côté perso démente (couple en danger, pour résumer), je poursuis mes efforts d'auto-amélioration, je tolère ce que je dois tolérer.
J'ai comme prévu arrêté le Zyprexa.
C'est assez paradoxal.
C'est le dernier moment où arrêter le Zyprexa (toutes mes certitudes perso ont été remplacées par des doutes).
D'un autre côté, pour être vraiment là, pour redresser la barre, j'éprouve le besoin de me cantonner à un seul thymorégulateur.
Au sens où je me demande si ce n'est pas mon côté mou du bulbe, peut-être induit par cette double médication, qui a engendré une partie du drame perso.
PS: Petit bémol : depuis l'arrêt du Zyprexa, je me réveille à 5h du matin, un peu angoissé. Le sommeil étant une nécessité absolue, c'est un peu bof. D'un autre côté, l'idée c'est bien de recommencer à vivre dans la vraie vie, à avoir de vrais reflexes de vie et non à fuir, à se prendre en charge, à affronter les problèmes, ... On va voir si ca dure.
Malgré une pression côté perso démente (couple en danger, pour résumer), je poursuis mes efforts d'auto-amélioration, je tolère ce que je dois tolérer.
J'ai comme prévu arrêté le Zyprexa.
C'est assez paradoxal.
C'est le dernier moment où arrêter le Zyprexa (toutes mes certitudes perso ont été remplacées par des doutes).
D'un autre côté, pour être vraiment là, pour redresser la barre, j'éprouve le besoin de me cantonner à un seul thymorégulateur.
Au sens où je me demande si ce n'est pas mon côté mou du bulbe, peut-être induit par cette double médication, qui a engendré une partie du drame perso.
PS: Petit bémol : depuis l'arrêt du Zyprexa, je me réveille à 5h du matin, un peu angoissé. Le sommeil étant une nécessité absolue, c'est un peu bof. D'un autre côté, l'idée c'est bien de recommencer à vivre dans la vraie vie, à avoir de vrais reflexes de vie et non à fuir, à se prendre en charge, à affronter les problèmes, ... On va voir si ca dure.
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2009/05/02
Fausses idées
Un post un peu "réac" une fois n'est pas coutume :
Quelques fausses idées sur lesquelles j'essaie, difficilement, de revenir :
- Utiliser le Xanax le soir chaque fois que l'on est trop stressé ne résoud pas le problème qui cause le stress. Ca prive du stress dans son rôle de moteur pour l'action. C'est le début de la fuite. Petit bémol: être paralysé par l'angoisse ne sert à rien
- On dit qu'en cas de dépression il ne faut pas hésiter à lever le pieds. Le problème c'est que cela revient à renoncer au principe selon lequel on doit s'investir à fond dans ce que l'on fait tout le temps. Une fois la dépression partie, on est tenté de continuer à lever le pied.
- Si ca va trop mal, je ferai une depression et je serai arrêté. Cette échapatoire empêche de se mobiliser.
- Ce n'est pas parce que, suite à la maladie ou à un fond dépressif, on a des problèmes relationnels que l'on est dispensé de trouver des solutions de contournement à moyen terme pour que le travail avance quand même.
- L'usage (très soft par ailleurs) d'un neuroleptique comme le Zyprexa n'explique pas toutes les lacunes. Le manque de rigueur, de recul, de professionnalisme sont d'autres explications plausibles.
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2009/04/25
Médicaments
Tout d'abord je voulais dire aux bipolaires de prendre consciencieusement leurs médicaments. Le moindre oubli, même une fois, mais tout l'équilibre en danger. Un seul oubli et le lendemain tout bascule, on voit les choses différemment, on commet des erreurs. Il y a des jobs où cela ne pardonne pas.
Ensuite, ma position sur le zyprexa (mon deuxième thymorégulateur) est en train de changer. Mon psychiatre pense qu'il est peut-être prématuré de l'arrêter, au vu de mouvements récents (certes léger). Il pense aussi que le médicament me tranquilise, et que si, après l'avoir arrêté, je m'inquiétais, cela créerait un stress et donc un facteur de risque de rechute. Je vais donc devoir faire avec. Ca m'embête parce que j'espérais, à tort probablement, que son arrêt me rendrait toutes mes capacités intellectuelles (je souffre de manque de concentration, de difficultés relationnelles). Je vais peut être me résoudre du coût à faire une psychothérapie. Je dois changer, je ne suis pas serein professionnellement en l'état.
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2009/04/05
Diminuer le Zyprexa ?
Chaque jour je repousse les limites. Stress que j'arrive à tenir, confrontations progressives... Bien sur tout n'est pas rose, parfois je régresse (évitement, procrastination, ...)
[...]
On envisage très sérieusement de couper le Zyprexa (pour ne rester qu'au Lithium). Est-ce que je ne mets pas trop d'espoir dans cette perspective ? Est-ce que d'arrêter un traitement aussi faible (la moitié de la plus petite dose) va cahnger vraiment la donne ? Je serai peut-être un poil plus vif, mais les problèmes de fond resteront les mêmes : prise en charge non assumée, anticipation nulle, etc...
D'un autre côté, y a pas de raison. Après la crise de 2000, uniquement sous lithium, j'avais retrouvé, après quelques mois, l'usage de mes capacités. J'étais chiant, stressé, mais "normal".
On laissera juste passer le printemps : car mes crises ont à chaque fois commencé au printemps.
[...]
On envisage très sérieusement de couper le Zyprexa (pour ne rester qu'au Lithium). Est-ce que je ne mets pas trop d'espoir dans cette perspective ? Est-ce que d'arrêter un traitement aussi faible (la moitié de la plus petite dose) va cahnger vraiment la donne ? Je serai peut-être un poil plus vif, mais les problèmes de fond resteront les mêmes : prise en charge non assumée, anticipation nulle, etc...
D'un autre côté, y a pas de raison. Après la crise de 2000, uniquement sous lithium, j'avais retrouvé, après quelques mois, l'usage de mes capacités. J'étais chiant, stressé, mais "normal".
On laissera juste passer le printemps : car mes crises ont à chaque fois commencé au printemps.
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2009/01/07
Oscillations
J'oscille ces derniers temps entre deux états :
- un plutôt up: Bon moral malgré un boulot chiant et stressant. En fait, j'occulte complètement le stress. Au niveau boulot, je ne stresse pas donc je remets. Donc tout va bien, mais je vais droit dans des problèmes par mes omissions. Plein d'idées, de projets. D. me trouve détendu, heureux. Omnubilé par la créativité, la communication, scénarios positifs. Difficulté à dormir (agitation)
- un plutôt down: Mauvais moral. Angoisse (merci au Xanax). Les idées et projets semblent débiles. Peu d'énergie pour affronter les enjeux de mon boulot, donc je remets (en plus, j'ai entendu dire que cela ne servait à rien dans ces cas là de se mettre trop la pression). D. me trouve terne. Pas d'idées, pas de projets. Omnubilé par les soucis qui m'attendent, scénarios négatifs. Difficulté à dormir (inquiétude).
Je préfère (mais il paraît que c'est courant) l'état "plutôt up", plus confortable.
- un plutôt up: Bon moral malgré un boulot chiant et stressant. En fait, j'occulte complètement le stress. Au niveau boulot, je ne stresse pas donc je remets. Donc tout va bien, mais je vais droit dans des problèmes par mes omissions. Plein d'idées, de projets. D. me trouve détendu, heureux. Omnubilé par la créativité, la communication, scénarios positifs. Difficulté à dormir (agitation)
- un plutôt down: Mauvais moral. Angoisse (merci au Xanax). Les idées et projets semblent débiles. Peu d'énergie pour affronter les enjeux de mon boulot, donc je remets (en plus, j'ai entendu dire que cela ne servait à rien dans ces cas là de se mettre trop la pression). D. me trouve terne. Pas d'idées, pas de projets. Omnubilé par les soucis qui m'attendent, scénarios négatifs. Difficulté à dormir (inquiétude).
Je préfère (mais il paraît que c'est courant) l'état "plutôt up", plus confortable.
Il n'y a pas de juste milieux, c'est soit l'un, soit l'autre.
En l'écrivant comme ca, je me rend compte qu'il s'agit de la mobilité bipolaire "de base".
J'ai diminué le Zyprexa il y a quelques semaines, ceci explique peut-être la réapparition de ces phénomènes ?
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2008/07/24
Procrastination
Cette tendance à la procrastination est apparue chez moi lors de ma dépression en 2005 (entre deux épisodes d'hypo-manie). Je fais une liste de choses à faire pour le boulot, et rien n'avance. Le temps passe. L'urgence augmente. Rien n'avance, ou si peu.
En 2005, cela pouvait s'expliquer (je traversais une période d'anxiété du à un stress intense). Depuis, est-ce le zyprexa ?, je souffre moins du stress.
Je ne crois plus que cela soit le stress qui me paralyse. Il y a quelque chose dans le rapport au temps, dans l'auto-organisation. Quelque chose dans le rapport au travail (est-ce que je le prends au serieux, est-ce que j'arrive à me concentrer pour me projeter dans les contraintes professionnelles, est-ce que je suis comme par le passé sensible aux alertes que mon bon sens lançait quand une échéance se rapproche). Je cherche. Il y a aussi peut-être un niveau d'exigence trop élevé (je m'impose un niveau trop haut, donc je ne l'atteint pas, donc je suis démotivé). Ou bien un manque de confiance en moi, une peur du jugement des collègues. Bref, c'est une prévision qui cause sa réalisation : j'anticipe l'échec, créant ainsi les conditions l'échec.
Il y aurait une autre piste, qui est que ce travail me plait assez peu. Cela expliquerait un manque de motivation et mon peu d'empressement.
Comment savoir ?
En 2005, cela pouvait s'expliquer (je traversais une période d'anxiété du à un stress intense). Depuis, est-ce le zyprexa ?, je souffre moins du stress.
Je ne crois plus que cela soit le stress qui me paralyse. Il y a quelque chose dans le rapport au temps, dans l'auto-organisation. Quelque chose dans le rapport au travail (est-ce que je le prends au serieux, est-ce que j'arrive à me concentrer pour me projeter dans les contraintes professionnelles, est-ce que je suis comme par le passé sensible aux alertes que mon bon sens lançait quand une échéance se rapproche). Je cherche. Il y a aussi peut-être un niveau d'exigence trop élevé (je m'impose un niveau trop haut, donc je ne l'atteint pas, donc je suis démotivé). Ou bien un manque de confiance en moi, une peur du jugement des collègues. Bref, c'est une prévision qui cause sa réalisation : j'anticipe l'échec, créant ainsi les conditions l'échec.
Il y aurait une autre piste, qui est que ce travail me plait assez peu. Cela expliquerait un manque de motivation et mon peu d'empressement.
Comment savoir ?
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