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2009/05/04

Etat des lieux (2)

Petit addendum à l'état des lieux :
- je percois maintenant les "alertes" qui sont le début du processus de prise d'initiative, mais ne les prends pas encore en compte. Il faut que je me fasse violence pour les noter sur le champ pour pouvoir les intégrer à ma liste de tâches.
- il y a du mieux sur la prise de notes en réunion mais ce n'est pas encore ça.
- il y a du mieux sur l'investissement/la concentration. J'arrive à lire un magazine moyennement intéressant sans m'interrompre au bout de deux pages.
- léger retour du tremblement, temporaire apparemment.
- je continue à faire des "fumbles" (erreurs ? maladresses ?) en période plutôt down, ce que D. détecte inconsciemment. Il passe alors son temps à me faire des reproches, ce qui m'enfonce un peu plus. Je ne lui en veux pas. C'est mécanique.
- toujours pas de psychothérapie, je ne sais pas ce que j'attends. Peut-être un peu peur d'être destabilisé, remué, et que cela ne déclenche quelquec chose
- le stress pro croît (mais il y a des raisons pro à cela), du coup recours à nouveau au Xanax pour dormir. Pas trop d'effet secondaire le lendemain.

J'y vois un mieux.

2009/05/02

Fausses idées

Un post un peu "réac" une fois n'est pas coutume :
Quelques fausses idées sur lesquelles j'essaie, difficilement, de revenir :
  • Utiliser le Xanax le soir chaque fois que l'on est trop stressé ne résoud pas le problème qui cause le stress. Ca prive du stress dans son rôle de moteur pour l'action. C'est le début de la fuite. Petit bémol: être paralysé par l'angoisse ne sert à rien
  • On dit qu'en cas de dépression il ne faut pas hésiter à lever le pieds. Le problème c'est que cela revient à renoncer au principe selon lequel on doit s'investir à fond dans ce que l'on fait tout le temps. Une fois la dépression partie, on est tenté de continuer à lever le pied.
  • Si ca va trop mal, je ferai une depression et je serai arrêté. Cette échapatoire empêche de se mobiliser.
  • Ce n'est pas parce que, suite à la maladie ou à un fond dépressif, on a des problèmes relationnels que l'on est dispensé de trouver des solutions de contournement à moyen terme pour que le travail avance quand même.
  • L'usage (très soft par ailleurs) d'un neuroleptique comme le Zyprexa n'explique pas toutes les lacunes. Le manque de rigueur, de recul, de professionnalisme sont d'autres explications plausibles.

2009/01/07

Oscillations

J'oscille ces derniers temps entre deux états :
- un plutôt up: Bon moral malgré un boulot chiant et stressant. En fait, j'occulte complètement le stress. Au niveau boulot, je ne stresse pas donc je remets. Donc tout va bien, mais je vais droit dans des problèmes par mes omissions. Plein d'idées, de projets. D. me trouve détendu, heureux. Omnubilé par la créativité, la communication, scénarios positifs. Difficulté à dormir (agitation)
- un plutôt down: Mauvais moral. Angoisse (merci au Xanax). Les idées et projets semblent débiles. Peu d'énergie pour affronter les enjeux de mon boulot, donc je remets (en plus, j'ai entendu dire que cela ne servait à rien dans ces cas là de se mettre trop la pression). D. me trouve terne. Pas d'idées, pas de projets. Omnubilé par les soucis qui m'attendent, scénarios négatifs. Difficulté à dormir (inquiétude).

Je préfère (mais il paraît que c'est courant) l'état "plutôt up", plus confortable.

Il n'y a pas de juste milieux, c'est soit l'un, soit l'autre.

En l'écrivant comme ca, je me rend compte qu'il s'agit de la mobilité bipolaire "de base".

J'ai diminué le Zyprexa il y a quelques semaines, ceci explique peut-être la réapparition de ces phénomènes ?